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Pourquoi nos poissons sont ils malades ?
Cet article fait modestement le point sur les raisons qui expliquent l'apparition de la maladie dans nos bacs, ses conclusions sont sans appel toutes les etudes des scientifiques convergent le principal facteur à l'origine de la plupart des pathologies c'est le Stress. Beaucoup d'aquariophiles découragés abandonnent parfois, lassés de voir leurs petits compagnons mourir souvent au terme d'une longue agonie. Il n'y a pas de fatalité ce sont nos erreurs, notre ignorance, notre precipitation ou notre manque de volontarisme qui sont souvent les responsables. Comme dit le proverbe "mieux vaut prevenir que guerir"
1 Le stress et la maladie, une réponse aux agressions
2 Les commandements d'une bonne conduite aquariophile
Intro
Comment éviter les maladies qui frappent nos poissons d’ornement et découragent souvent définitivement bon nombre d’amateurs ?Chacun donne son avis, propose un traitement qui sauf dans quelques cas bien ciblés échoue, pire encore, aggrave la situation et à long terme peut avoir des conséquences fâcheusesC’est volontairement que nous n’aborderons pas l’aspect des traitements médicamenteux. Nos pensionnaires sont d’abord et avant tout malades des conditions de vie que nous leur imposons. Les mécanismes de l’apparition de la maladie et de défense des poissons ont été assez peu étudiés chez les espèces exotiques, sans doute parce qu’ils ne sont pas pour la plupart destinés à la consommation humaine. Celles sur les poissons de consommation (truite, saumon, carpe, tilapia) et les mammifères sont beaucoup plus nombreuses et approfondies, les intérêts économiques et de santé publique sont évidents. Le problème des maladies des poissons d’ornement et leurs conséquences est si réel que certains technocrates songent à imposer aux particuliers « un certificat de capacité »pour la détention et l’élevage …C’est déjà le cas pour un certain nombre d’animaux de compagnie.
Remarque
Pour l’aquariophile et même le spécialiste, la principale difficulté tient au problème du diagnostic : très difficile à établir. Les symptômes de la maladie sont multiformes pour une même origine. L’hydropisie par exemple peut avoir de multiples causes : bactériennes, virales, ou de mauvaises conditions de maintenance etc. Une autre tient au problème du dosage, du choix de la molécule : médicament généraliste du commerce, spécialité à usage humain ? Faut il isoler le malade, traiter tout le bac, euthanasier ?
1 le « stress » et la maladie, une réponse aux agressions
Ce mot a été galvaudé, il correspond pourtant à une réalité qui concerne tous les êtres vivants poissons mammifères et humains compris. Les chercheurs ont mesuré la réalité du stress chez les poissons et leurs réactions face aux « bio agresseurs ». Leurs conclusions convergent : la maladie est d’abord la résultante du stress. « Le concept de stress a été initialement établi chez les mammifères (chez l’homme en particulier) et il est maintenant démontré que le stress chez les poissons constitue une réponse complexe contrôlée par le système endocrinien » d’après P. Prunet INRA. Le stress est une réponse d’adaptation à une situation donnée. Depuis leur lieu de capture dans la nature ou leur bassin d’élevage nos petits compagnons ont subi un véritable parcours du combattants : récoltés, stockés, triés sans ménagement, empaquetés dans des sacs gonflés à l’oxygène (souvent traités préventivement aux antibiotiques) transportés sur de longues distances par avion. A l’arrivée chez le détaillant (parfois chez un grossiste, une étape de plus) nouveau milieu : ils sont placés en quarantaine (ou devraient l’être) nouvelle période d’adaptation et de stress A nouveau ils sont capturés, ensachés, transportés et au final finissent chez l’aquariophile : nouvelles conditions de vie, adaptation. Il est démontré que les poissons, tout comme les autres vertébrés, répondent à un agent stressant en déclenchant une réponse physiologique, caractérisée par des niveaux plus élevés de cortisol, l'hormone de stress…A chaque étape, chaque moment, l’animal pour survivre a déclenché des « réponses » de stress, la maladie en est une. Ce n’est pas un hasard si les problèmes apparaissent souvent à ce moment : dans notre bac. Les poissons comme tous les êtres vivants subissent les attaques de « Bio agresseurs » : endoparasites (à l’intérieur du corps), ectoparasites (à l’extérieur) bactéries, mycoses, virus Les facteurs environnementaux : qualité de l’eau, composition chimique, bactériologique, alimentation, température, cohabitation entre différentes espèces, aménagement de l’espace sont qualifiés par les auteurs d’éléments « stresseurs ». Ils jouent un rôle essentiel dans les mécanismes de défense face à ces agressions. Le niveau de ce stress a pu être mesuré en laboratoire au travers de l’émission d’hormones diverses, de corticostéroïdes par l’hypothalamus et l’hypophyse du poisson (le système endocrinien). Remarque Chaque fois qu’un poisson est soumis à une action de stress on observe une forte augmentation du taux de cortisol, de cortisone, et d’hormones diverses. Dans les piscicultures, les poissons dont le taux de cortisol augmente, suite à un stress ou à une injection sont beaucoup plus sensibles aux infections : mycose, furonculose, nécrose bactérienne…
C’est l’adaptation ou encore « la réponse compensatrice ». Ces mécanismes existent chez tous les êtres vivants, humains compris, suite à des changements rapides de température, de qualité de l’eau, de confrontation avec des prédateurs…le retour à la normale demande plusieurs heures. Les taux de secrétions hormonales varient en fonction du stress subi, en particulier celles qui favorisent la croissance et les fonctions immunitaires. « L'animal est donc soumis à des situations de stress répétées qui peuvent avoir des conséquences négatives plus ou moins importantes sur les performances du poisson, aussi bien sur la croissance que sur la reproduction ou la résistance aux agents pathogènes (revue de Pickering 1992).Article INRA Les chercheurs de l’INRA travaillent sur l’utilisation du stress pour renforcer par une sélection génétique la résistance et obtenir un meilleur rendement en pisciculture alimentaire. Certains poissons ont une réactivité au stress plus faible une « héritabilité » Remarque Les effets du stress se mesurent Chez les poissons les taux de base de cortisol sont faibles en période normale, de l’ordre de 5 ng/ml (nano grammes) en cas de stress aigu le taux peut être multiplié par 100.« Une élévation de la cortisolemie de 10ng /ml « est suffisante pour induire une sensibilité accrue aux maladies… » (Pickering, Duston1983, Maule, Schreck 1987) Un jeune saumon sorti de l’eau pendant 30 secondes met 24 heures pour un retour à une cortisolémie normale (taux de cortisol, de la famille des corticostéroïdes). A haute concentration de cuivre la cortisolémie augmente rapidement et entraîne la mort chez le Saumon D’après Donaldson1981-Bry 1988-wendelaar Bonga 1997 cités par J Thomas)
L’influence du milieu est un facteur déterminant comme on le voit sur le schéma de Snieszko Le milieu conditionne l’apparition et la virulence de l’agression. Parmis les facteurs « déclenchants ou « favorisants » (la liste n’est pas exhaustive) La température chaque espèce a une « plage »optimale pour sa croissance, son bien être. Les matières organiques en suspension sont la porte ouverte aux mycoses, bactéries. Remarque Un aquarium surchargé mal entretenu ou un excès de nourriture non absorbé est propice au développement des myxobactéries et du genre aéromonas fréquentes dans les bacs d’élevage.Les déchets azotés sont toxiques pour nos pensionnaires, la consommation d’oxygène par les bactéries aggrave la situation. La microflore bactérienne joue un rôle essentiel dans l’équilibre biologique : une cuve sans substrat (sable) est plus propice à une « explosion bactérienne » Une bactérie redoutable et fréquente dans nos bacs Flexibacter columnaris devient virulente dans les bacs surpeuplés. Les traumatismes dus aux manipulations, les lésions sont la porte ouverte aux « bioagresseurs » saprolegna par ex. Le surpeuplement augmente le stress de manière importante et ouvre la voie aux infections bactériennes « Le terrain », certaines espèces, sont beaucoup plus résistantes : les derniers à mourir, en général de vieillesse, sont les Gymnocorymbus ternetzi, l’auteur en maintient deux qui vont avoir 10 ans ! L’age et le sexe males et femelles réagissent parfois différemment sans doute en rapport avec le système hormonal. Le changement de milieu et donc des caractéristiques physico chimique de l’eau. Les relations intra ou interspécifiques qui engendrent des « stress sociaux » comme la peur, une cause essentielle de stress pour nos pensionnaires (problème de territorialité, dominance, poissons taquins, prédation…) Les substances chimiques : pollutions diverses, chlore, chloramine de l’eau de conduite. Les truites Fario sont des indicateurs utilisées dans les stations de traitement des eaux potables : elle réagissent à la moindre altération du milieu par une réaction de stress. « La présence d'effluents industriels dans l'eau peut être identifiée lorsqu'on observe des poissons mâles qui atteignent la maturité de façon précoce, la masculinisation depoissons femelles » in L'utilisation des indicateurs biologiques pour caractériser les stress environnementaux (Pierre Doucet université de Sherbook , Canad Les toxines produites par le métabolisme des poissons, une mauvaise filtration : ammoniaque, nitrites. L’émotivité : certaines espèces sont sujettes à des peurs paniques pouvant aller jusqu'à la mort. Remarque L’auteur a vu mourir en quelques secondes près de deux cents alevins Barbus de sumatra âgés de 3 semaines suite à un choc brutal contre la cuve Les résultats illustrent aussi que les mâles et les femelles diffèrent dans leurs réactions au stress… ce qui souligne l'importance de considérer le sexe des poissons. Les agents pathogènes apparaissent bien comme une « rupture d’équilibre »en leur faveur. Intervenir sur les causes seulement, désinfectants, antibiotiques non seulement ne résout rien mais aggrave la situation face à des animaux affaiblis il faut remédier aux causes et non seulement traiter les effets. Il découle de ces quelques observations faites par la recherche ce qu’on pourrait qualifier d’une « bonne conduite aquariophile »
2 Les commandements d'une bonne conduite aquariophile
Les commandements de l’aquariophilie responsable
Le marché des produits de traitement pour les poissons d’ornement à usage vétérinaire revêt une grande importance économique, les marques, les spécialités inondent les rayons des magasins. La délivrance par les pharmacies de molécules actives à usage humain ne doit être faite que sur ordonnance utilisée dans des cas graves, bien définis et vendus par ces officines.De réels abus existent, l’utilisation à tout va par certains aquariophiles d’antibiotiques, de vermifuges puissants créent des souches résistantes, les principes restent actifs même après leur rejet dans le tout à l’égout. Cette pratique est d’ailleurs strictement interdite par la DSV. La moralisation demandée avec raison aux professionnels et à l’aquariophilie d’eau de mer ( poissons de coraux avec le CITES, le certificat de capacité etc.) doit s’appliquer à tous Ce que les chercheurs ont mis en évidence nous avons tous pu l’observer chez nous. Il y a une corrélation plus ou moins directe entre l’apparition, la déclaration d’une maladie et tout changement dans l’environnement de nos poissons : paramètres physico chimiques de l’eau, arrivée de nouveaux pensionnaires, déséquilibre au sein d’un groupe bien établi, blessures, manipulation etc. Il faut donc compte tenu de tout ce qui a été dit plus haut assurer aux poissons une acclimatation la plus douce possible et une maintenance la plus proche de ses exigences biologiques.
Une acclimatation en douceur La quarantaine est nécessaire inutile d’y revenir, mais évitez la cuve nue exiguë, sans caches ni abris : sable, plantes, filtre, sont les bienvenus, une température légèrement plus élevée préférable.Si vous n’en avez pas l’envie ou la possibilité, au moins ne les introduisez pas brutalement dans le bac ils ont deja assez subi ! Ne laissez pas flotter la poche plastique sous une lumière écrasante, videz délicatement le sac et son contenu dans un récipient couvert, sombre . A l’aide d’un tuyau de petit diamètre (tuyau d’aération), siphonnez l’eau de leur futur domaine, la transition se fait doucement. Agissez de préférence le matin les nouveaux pensionnaires auront pu « trouver leurs marques » avant la nuit. Laissez toujours près du bac une petite veilleuse de quelques Watts, bleue de préférence.
Une maintenance de bon sens Aucun produit miracle du commerce même si certains ont prouvé leur efficacité ne remplacera un changement périodique d’une partie de l’eau « usée »par le métabolisme des poissons. Les meilleurs filtres tôt ou tard s’encrassent. Evitez les cohabitations traumatisantes pour certaines espèces dont l’incompatibilité est patente. Refusez d’acquérir des poissons trop grands, trop territoriaux ou prédateurs. Remarque Sait on que le gentil scalaire et certains discus dès que les lumières sont éteintes se transforment en redoutables chasseurs de guppys, néons, cardinalis qu’il ignorent le jour ? Prévoyez un habitat adapté : caches, « espaces tampon » pour les timides ou les dominés ou au contraire pour les espèces de pleine eau, un espace ou ils pourront nager, s’ébattre. Surveillez qu’une domination excessive n’aboutisse pas pour l’un des habitants du bac à un stress permanent, à un refus de s’alimenter (c’est fréquent chez les discus) la maladie le guette. Nourrissez aussi le soir avant l’extinction de l’éclairage pour que les poissons de fond Corydoras ou Ancistrus aient leur part. Ne traumatisez pas ces malheureuses femelles guppy dans ces « pondoirs » véritables chambres à torture ! Mettez les dans un petit bac bien planté, deux degrés en plus, gavée de nourriture elle ne touchera pas à ses alevins. Le bac spécifique est bien sur une bonne approche de l’aquariophilie mais il n’y a aucun inconvénient, si l’on n’est pas puriste à faire cohabiter des espèces aux exigences de maintenance proche, eau, température, espace, aménagement. Chaque jour relaxez vous en observant tous les pensionnaires et surtout ceux qui sont trop discrets : tout de suite on voit si « quelque chose ne va pas ». nutile de sortir l’artillerie lourde tout de suite quelques fois un isolement , un peu de gros sel, une élévation de T° de quelques degrés, un changement partiel de l’eau et tout rentre dans l’ordre.
Les traitements medicamenteux sont aleatoires
K Reeves vétérinaire et éleveur professionnel de discus aux états unis et spécialiste de pathologie des poissons d’aquarium écrit.
« Le traitement que j’utilise et que je recommande le plus souvent est de changer d’eau.Pres de 90%des maladies des poissons sont provoquées par le stress, et une mauvaise qualité d’eau est le stress le plus fréquent. Si vous commencez à avoir un problème de maladie avec vos poissons, analysez votre eau plutôt que de recourir à la pharmacopée. Souvent un nettoyage de l’aquarium et un changement d’eau guériront vos poissons sans autre traitement. » (Wattley 1991) cité par J thomas La nuit, surtout si votre bac est très planté la teneur en gaz carbonique augmente considérablement, et affaiblit vos pensionnaires, ou pire, l’acidose ou l’asphyxie survient laissez une forte aération (bulleur) que vous couperez le jour. Vétérinaire un métier ! Les « modérateurs » des forums, aquariophiles expérimentés, sont en général de bon conseil, mais difficile de tout contrôler. Récemment un internaute pense utiliser sur son platy qui traîne des longs filaments à l’anus… un antibiotique puissant très connu, car son poisson a des vers assure t’il ! …Erreur de diagnostic possible doublée d’un traitement à contre sens. Un autre post d’un débutant affolé parce que son PH varie entre et 6,5 et 7 (Bac amazonien) Comment éviter une situation si dramatique, quels produits utiliser ? A part quelques pathologies bien ciblées comme l’ichtyo, et certaines mycoses prises à temps, la guérison est aléatoire. Une hexamitose (maladie des trous) fréquente chez les cichlidés touche les organe internes, l’intestin, puis gagne la périphérie, les chances de le guérir sont minces : dès qu’un poisson cesse de s’alimenter ou s’isole, il faut réagir. La bactérie aéromonas hydrophila, est l’une des plus répandues dans les bacs surpeuplés trop chargés en substances organiques ( excès de nourriture par ex), avant d'utiliser un désinfectant le renouvellement de l’eau en tout ou partie sur une durée de quelques heures résout souvent le problème. Si des symptômes hémorragiques se manifestent : trop tard.Paradoxalement des changements d’eau brutaux sont au final moins stressants ( la réponse au stress peut avoir des effets positifs, pour une reproduction par ex ) que des changements brutaux, fréquents de milieu ou d’environnement ou de sa composition physico chimique.
Remarque Le pire ? Pas toujours. Récemment l’auteur a vu un discus en pleine forme, un dominant, cesser de s’alimenter. Apres mise en bac hôpital, élévation de température à 30 33°, gros sel, notre compère retrouve la forme. Remis avec ses collègues, il recommence la grève de la faim. Patiente observation : un Sturisoma l’avait pris en grippe et au moment de la distribution de nourriture se collait à lui …Sans intervention il se serait laissé mourir de faim.
En définitive Prévenir vaut mieux que guérir. Le plus grand de nos bacs à l’échelle de la nature n’est qu’un dé à coudre, son équilibre est par définition instable et potentiellement facteur de stress. Les poissons les moins brinqueballés vivent le plus longtemps certains cardinalis qui ne changent jamais de bac peuvent vivre de quatre à six ans et ne sont jamais malades. Je cite « Pourquoi, parmis les poissons atteints d’une même maladie, ceux que l’on traite par des produits normalement actifs sur l’agent pathogène meurent en plus grand nombre que ceux que l’on dérange le moins possible ? « ….Quand les conditions sont imposées aux poissons (élevage, aquarium, plus on s’éloigne des valeurs optimales, plus le poisson aura des difficultés à accomplir ses fonctions physiologiques (et en particulier les fonctions immunitaires) » J thomas, déjà cité
C’est une question en forme de réponse, la recherche et l’aquariophilie « de terrain »vont exactement dans le même sens
De nombreux articles ont étés consultés ( Entre autres L'INRA qui travaille sur ces questions ) et tous arrivent aux memes conclusions evoquées dans cette etude Une partie de notre travail, outre nos observations personnelles, repose sur la très consistante et très documentée thèse de Doctorat de Jacques Thomas soutenue en 2000 à Rennes « Stress et résistance aux bio agresseurs chez les poissons » Elle est consultable il suffit de me contacter
Bibliographie
Et aussi les publications de l’INRA
P.Prunet : Unité de recherche ichtyologique biodiversité et environnement (Rennes) « Génétique et adaptation chez les poissons : domestication, résistance au stress et adaptation aux conditions de milieu » 1 INRA Génétique des poissons, 78352 Jouy en Josas Cedex, France 2 INRA SRIBE, Campus de Beaulieu, 35042 Rennes Cedex, France 1 M. Vandeputte 2 M P. Prunet
« Bien-être et stress chez les poissons d'élevage » Aupérin B., Gaignon J.L.1999. Le bien-être des poissons : recherche en cours. 1. Journees de la pisciculture, Nantes (FRA), 1999/11/02-04. p. 90-92.
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